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____Page 1 :

. Sommaire
. Créature de minuit
. Chapitre 1
. Chapitre 2
. Chapitre 3


____Page 2 :

. Chapitre 4
. Chapitre 5
. Chapitre 6
. Chapitre 7
. Chapitre 8


____Page 3 :

. Chapitre 9
. Chapitre 1o
. Chapitre 11
. Chapitre 12
. Chapitre 13

# Posté le vendredi 07 décembre 2007 14:04

Modifié le mercredi 22 octobre 2008 18:44

Créature de minuit

Créature de minuit
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La nuit nous réunis
La nuit me ramène à la vie
Moi qui n'est que damnés
Condamnés à perpétuités
Encerclé par les ténèbres
Mes doigts parcourent tes vertèbres
Ma bouche remonte vers ton cou
Et mes dents s'enfoncent par à coup


Créature de minuit
Créature de l'oubli
Une vie dans la nuit
Une vie infinie


Ne bouges pas, restes là
Je ne désire que toi
Une seule goutte de ton sang
Tu éveilles tous mes sens
Moi qui ne connais pas le jours
Et qui erreras pour toujours
Laisse moi garder une part de toi
Pour que tu puisses vivre en moi


Créature de minuit
Créature de l'oubli
Une vie dans la nuit
Une vie infinie


Créature de minuit
Créature de l'oubli
Une vie dans la nuit
Une vie infinie


Aucun sentiment
Aucune perte de temps
Pas l'ombre d'un regret
Pas un soupçon de pitié


Rien que la nuit, et du sang
Du sang, ton sang...

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# Posté le samedi 08 décembre 2007 04:11

Modifié le mercredi 22 octobre 2008 18:27

Chapitre 1 :

Chapitre 1 :
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C'est en ses grandes vacances, l'été de mes quinze ans, que ma meilleure amie, Marine, et moi, avions décidée de partir en Allemagne. Plus précisément à Hambourg. Nous y restions quelques semaines seulement, afin d'effectuer un stage. Marine dans un magasin de vêtement, et moi, dans une bibliothèque. C'est chez une vieille femme, Kätchen, que nous logions. Une personne charmante, malgré le fait, qu'elle ne parle pas énormément.

Nous sommes arrivées hier, et c'est aujourd'hui que commençait notre premier jour en entreprise. Marine et moi partions à pied, puisque Kätchen n'habitait qu'à quelques pas seulement du centre ville, où ce trouvaient nos lieux de stages... J'observais tout ce qui pouvait s'offrir à mes yeux, jusqu'à même, les petits détails anodin dont personne ne prête attention. On me dit assez observatrice, rêveuse et étrange. Je passe assez inaperçu. D'autant par ma personnalité que mon apparence. J'aime me fondre dans la masse. Je n'ai pas un physique particulier, plutôt commun, les yeux et cheveux bruns, long, de taille et corpulence moyenne. Hors mis, peu être, ma couleur de peau très clair, aucun détail qui ne marque. Ce n'est pas le cas de Marine. Sa personnalité enjouée attire beaucoup, et son allure est facilement remarquable. Une multitude de couleur pour un look très voyant. Et une coiffure noire à l'unique frange blonde qui l'est tout autant. Assez différente pour des meilleures amies. Et pourtant, nous sommes très proches...

La bibliothèque était légèrement plus prête que le magasin de Marine. Elle m'y déposa donc et j'entrais, tandis qu'elle poursuivait son chemin.

Une fois dans la librairie, une femme d'environ la trentaine m'accueillie. Un visage radieux, aux yeux bleus, légèrement masqués par de petite lunette de vue. Et pour bien rentré dans le lot de bibliothécaire allemande type, les cheveux blonds.
Aujourd'hui étant mon premier jour, je ne fis rien de la matinée. Du moins, je découvris la bibliothèque et cet idée me plus énormément ! Même plus ! A quel mordu de livre cela ne plairait pas ? Certainement pas moi, en tout cas... Deux étages où les bouquins remplissent de multiples rayonnages. Vraiment de quoi ravir n'importe quel bibliophile !
C'est donc entre les rayons que je me baladai, parcourant certains titres des yeux. J'essayais de repérer où était placée les diverses catégories puis m'attardai à lire quelques quatrièmes de couverture. Mais sur l'une des étagères, mon regard se posa sur un ouvrage. Noir, avec une magnifique reliure rouge. Pas forcément plus voyant que les autres, alors allez savoir pourquoi il m'appâta atrocement ? « Les vampires... Une simple légende ? » Son titre portait la couleur du sang, semblable à sa reliure. J'effleurai l'exemplaire du doigt, m'apprêtant à le prendre lorsqu'une petite cloque annonça 12h3o : fermeture de la bibliothèque.
Ainsi, je quitta les lieux, et comme prévus, alla retrouver Marine au Snack du coin.

Là bas, je ne m'y guère de temps à la repérer, assise à une table et agitant la main dans ma direction. Je la rejoignais directement et elle entama directement la conversation, tandis que nous commandions nos repas :

« - Si tu savais comme il est magnifique !
- Ah emh... De qui parle tu ? lui répondis-je, me posant sincèrement la question.
- Un garçon, Bill, il travail avec moi.
- Oh ! Dis m'en plus sur lui... souriais-je.
- Et bien, à vrai dire, je ne sais pas grand-chose en ce qui le concerne. Nous n'avons pas vraiment parlé. Je sais seulement qu'il a 17 ans et qu'il habite ici, à Hambourg.
- Le dialogue va bien finir par s'ouvrir, ce n'est que la première matinée !
- Oui, j'espère ! Je suis sûr que même à toi il plairait !
- Pourtant nos goûts sont plutôt... Différant. Et on pourrait dire que je suis assez...
- DIFFICILE ! C'est le cas de le dire ! commença Marine en enchaînant, d'un ton enjoué : Mais il a un teint d'une pâleur lui donnant l'air de frôler la perfection. Et son visage ne s'y oppose pas ! Des traits fins, si fins que l'on croirait ceux d'une fille. Mais vraiment un visage d'ange. Malgré ses grosses cernes sous les yeux... Mais chez lui çà fait un charme ! En parlant de ses yeux, ils sont tout de même assez étranges... Noisette mais avec une lueur rouge plutôt anormal. Il se maquille tu sais ? Du noir houille, de la même couleur que ses cheveux qu'il porte aux épaules... Ouah et aussi il a quelques piercings et tatouages, oh tu verrais !
- Et bien ma chère ! Vous avez l'air plus que sous le charme ! riais-je, tandis qu'elle levait les yeux au ciel. »


Le reste du déjeuner ne fût que continuel verbiage, pour ne pas changer ! Lorsque nous sommes ensembles Marine et moi, nous sommes qualifiées de vrais moulins à paroles ! Je crois que Marine l'est cependant plus que moi. C'est même sûr car en y réfléchissant, de nous deux c'est elle qui anime le plus nos conversations. Moi, je préfère l'écouter. J'ai du mal à converser. Pas forcément de la timidité car je ne suis pas spécialement réservée, juste ce qu'il faut. C'est juste que... Je ne sais pas vraiment. Sûrement un problème de sociabilité, je peine à m'entendre et apprécier les autres...

Une fois notre repas engloutit, je rejoignais la bibliothèque, et Marine, son magasin.
Et là haut, la femme qui m'avait accueillie tout à l'heure, Lena, me montra le fonctionnement du commerce : de l'enregistrement des bouquins, aux nouveaux ouvrages classés... Et tous ces petits détails prirent une bonne partie de l'après-midi pour ne pas dire toute ! Le reste du temps, je fis quelques taches banales que l'on m'avait confier ou bien conseillai quelques lecteurs malgré le fait que je ne connaisse les ½uvres uniquement dans ma langue natale, soit, le français. Mais dans le fond, ce n'est pas une traduction qui change un livre ! Enfin... Je crois.

Ce n'est qu'à la fin de la journée, que nous rentrâmes, Marine et moi, chez Kätchen où nous nous lancèrent dans quelques tâches ménagères. Après tout, la vieille femme nous accueillait chez elle sans aucune compensation alors nous pouvions bien faire çà ! C'en était même normal de toute façon. Et pas non plus déplaisant à ce que l'on pourrait imaginer. Car voyez-vous, faire la cuisine avec Marine s'avère être une énorme partie de rigolade !

« - Alors les filles, avez-vous passez une bonne journée ? demanda Kätchen bienveillante.
- Oh que oui ! J'adore vraiment l'Allemagne ! Encore merci !
- Oui, merci beaucoup, nous nous plaisons vraiment ici ! renchériais-je à la suite de Marine.
- Vous savez, commença Kätchen, cela me fait très plaisir de vous héberger chez moi ! J'ai ainsi de la compagnie, je me sens moins seule, c'est réconfortant ! Alors je vous remercie également. »


Elle était si attendrissante, gentille et douce ! Ses yeux vert clair étaient légèrement cachés par des lunettes de vue comme souvent les personnes âgées en portent. Ses cheveux étaient quant à eux, d'un blanc magnifique et soulignaient son visage rassurant. Il était vraiment difficile de ne pas s'attacher à elle !
Je songeai, ainsi, à l'instant où nous rentrerions en France, et j'eue soudain de la peine en pensant que nous la laisserions seule. Ne pas l'être semblait lui apporter tant de joie ! Elle ne devait sûrement pas avoir beaucoup de visite... La pauvre... Je me jurais de revenir la voir !

C'est en mangeant bien à notre faim que nous parlions du pays dans lequel nous passions une partie de l'été. L'Allemagne est vraiment magnifique ! Il n'y a tout simplement pas d'autres mots. Enfin, l'Allemagne... C'était un bien grand mot ! Car nous n'étions pas encore sortie d'Hambourg et n'avions, par ce fait, vu que la ville. Mais cela nous donnait du moins un petit aperçu du pays non ?

Après avoir débarrassés et regarder un vieux feuilleton allemand, vous savez, le genre « Amour, Gloire et Beauté ! », ces séries insipides et préfabriquées qui ont toujours la même rengaine : Machin sort avec Bidule qui a trompé Truc car Chose lui avait dit ci et çà... Enfin, pas la peine que je ne continue d'avantage, vous n'avez vraiment pas besoin de dessin ! Je décidai d'aller faire un tour dehors. Seule. Marine me proposa pourtant de m'accompagner, mais je déclina son offre. J'aimais marcher seule, dans la pénombre du crépuscule. Il m'arrivait, d'ailleurs, souvent de le faire.

Je sortie donc dehors et une légère brise de vent s'engouffra dans mes cheveux. Il ne faisait pas froid. Juste, frais. Je marchai jusqu'au parc, ainsi, sentant l'air sur ma peau et regardant le panorama alentours.
Le jardin n'était pas très loin de chez Kätchen et je ne mis pas longtemps à l'atteindre. Une fois là bas, je m'assis directement sur un banc, légèrement éclairé par un lampadaire. En face de moi, se trouvait une petite marre encerclée par plusieurs fleurs, et quelques arbres ornaient les alentours. Je me sentais bien. J'aimais ce côté relaxant. C'est dans ce genre de coin que je peux me perdre très longtemps à rêvasser ! Ce que je fis d'ailleurs ! Noyer dans mes pensées, je fixai le ciel, qui s'assombrissait peu à peu, lorsque je sentis une présence près de moi :

« - Mais que fait une jeune fille seule à cette heure ? »

Je me retournai vivement et vis avait parlé. C'était un jeune homme. Plutôt grand, je dirais, vers le mètre quatre-vingt. Je ne le distinguais que très peu à cause du manque de lumière. En effet, le lampadaire n'éclairé pas le champs dans lequel il se tenait. Il s'avança, alors, lentement vers le banc sur lequel j'étais assise, les mains dans les poches.

« - Me permet-tu de m'asseoir à tes côtés ? me demanda t'il, la voix suave.
- Je n'ai aucun droit de propriété sur ce banc, tu sais. Tu t'y asseyes donc, si tu veux.
- Naturellement. Mais je ne voudrais pas t'imposer ma compagnie si tu ne la désires pas.
- Tu peux rester, me contentai-je de répliquer.
- Mon nom est Tom. Alors, que fais tu seule à cette heure ? C'est dangereux ne crois tu pas ?
- Et moi Préscillia. Oh ! Rien, j'aime juste me retrouver seule la nuit, et pensé. Dangereux ? Possible. Mais je n'ai pas peur du danger.
- Ah. Je ne te dérange pas ? Le danger ne te fait vraiment pas peur ?
- Non, tu ne me déranges pas. Et non, je n'ai vraiment pas peur du danger. Au contraire, je crois même que je l'apprécie.
- Tu dis sûrement cela car tu n'y as jamais réellement étais confronté.
- Possible. »


Un silence s'installa alors. Je décidai de me retourner légèrement vers lui, de façon à pouvoir distinguer son visage.
Je plissai les yeux, afin d'en analyser les traits. Il me semblait, que jamais auparavant, je n'avais rencontrer quelqu'un d'aussi... Beau ? Je ne saurai dire si le mot convenait vraiment. Etait-il trop faible ? Sûrement, oui.
Il me fixai lui aussi, mais je ne détourna pas pour autant le regard, trop occupée à le détailler. La chose qui m'interpella en premier fût son teint. Si pâle. Si étrangement pâle. Même moi, que l'on qualifie souvent « d'aussi blanche qu'une morte » je n'arrivais à égaliser sa fadeur. Elle paraissait, aussi, tellement lisse et douce qu'on aurait dit qu'il avait été sculpté dans l'albâtre. Mais peu être était-ce seulement l'effet de la lumière... Oui, car existe-t-il beaucoup de personne qui ont le derme d'une poupée de cire ? Néanmoins, lui se révélait avoir l'air parfait. Absolument parfait. Et cette pâleur anormale faisait ressortir ses yeux clairs, d'un gris quasiment transparent, faisant contraste avec ses cernes si prononcées. Les poches sous les yeux ne sont à l'origine vue comme un atout physique, mais chez lui c'était différent...
Un piercing ornait ses lèvres, pulpeuses et bien dessinées, à son labret gauche. C'est ainsi que l'on pouvait très facilement se perdre à la contemplation de ces dernières, avec l'envie inconditionnelle de les embrasser.
Au lieu de cheveux, il portait des dreadlocks aux tons blondins, qu'il avait relevées en queue de cheval, sous un bandeau sombre. Tout comme ses vêtements d'ailleurs. Un pantalon en jean large ainsi qu'un t-shirt, sous un manteau, ou plutôt une veste, longue et noir également.
J'aurais pu le regarder encore très longtemps sans me lasser en trouvant à chaque fois quelque chose à dire ou rajouter sur son physique d'éphèbe, mais je vis un léger sourire, s'étirer sur ses lèvres :

« - Pourquoi me regarde tu ainsi ? »

Je détournai aussitôt le regard, évitant à tout prix de croiser le sien.

« - Tu peux continuer tu sais, rajouta t-il. »

Gênée, je préférai baisser la tête, de façon à fixer le sol. C'était inimaginable, la façon dont je me sentais idiote en un sens. Et je n'aurai su dire pourquoi.

« - Tu es belle. Très belle même. »

Je ne pu empêcher mes joues de s'empourprer, et je fus soudain heureuse d'être dans le noir. Les lampadaire avait beaux nous éclairés, on ne voyais sûrement pas mon visage rosit. Du moins, je l'espérai ardemment. Soit, je ne savais pas du tout quoi répondre à sa réplique et me contentai d'entremêlais mes doigts entre eux. Je n'aimais pas ce genre de compliments, et ne l'entendais d'ailleurs pas souvent. Encore heureux ! Mais lui, le disait d'une façon si simple, et naturelle, comme s'il en avait l'habitude et le sortait à quiconque à bout de champs. De sa bouche, cette phrase sonnait différemment que si elle avait était prononcée par n'importe qui d'autre. Et c'est sûrement pour cela, que j'avais appréciée qu'il me l'eût dîtes, malgré mon trouble.

« - Je te met mal à l'aise n'est-ce pas ? me demanda t-il comme s'il avait entendu mes pensées.
- A vrai dire, un peu oui.
- Parlons d'autres choses alors. Quel âge as-tu ?
- Seize ans. Et toi ?
- Disons que j'ai dix-sept ans. En quelques sortes... répondit-il d'une voix qui se voulait pleine de sous-entendus.
- En quelques sortes ? C'est-à-dire... ?
- J'ai dix-sept ans. Tu ne viens pas d'Hambourg, je me trompe ? J'irais même plus loin, en avançant que tu ne viens pas non plus d'Allemagne. Je ne t'ai jamais vu dans les parages et puis, ton accent et tout sauf allemand. Hum... Il a plus une sonorité... Française ?
- Tu as vu juste. Je viens de Chinon, une petite ville au centre de la France. Je ne suis ici que depuis hier uniquement, pour un stage. Et toi, tu vis à Hambourg ?
- Je change très souvent de ville, je suis là depuis assez peu. Quelques mois seulement. Et pour combien de temps ? Je ne sais pas encore. Le temps le dira.
- Tu connais beaucoup de monde ici ?
- Pas vraiment non. Mais, à présent, je te connais toi, dit-il dans un sourire révélateur.
- Oui c'est vrai, fis-je en lui rendant la pareille.
- Je me permets une requête, maintenant que nous avons parlés un peu. Tu ne devrais peu être pas rester avec moi.
- Pourquoi ? Je ne veux pas partir, j'aime ta compagnie.
- Cela n'est pas raisonnable, mais j'aime aussi ta compagnie. Néanmoins, je vais partir. »


Il se leva du banc, et dans un élan, sûrement trop précipité, je fis de même, machinalement. J'aurais pu et du rester assise mais cette réaction avait été instantanée. Je la regrettais amèrement, craignant qu'il me prenne pour une fille au comportement de « chienchien ».
Il commença à s'éloigner, tandis que moi, je le fixais, ne bronchant pas le moins du monde, jusqu'à ce qu'il s'arrête et se retourne lentement vers ma direction :

« - A demain ? souria t-il en une pointe de question.
- A demain, tranchais-je. »


Je souriais. Juste un petit sourire sans raison qui en disait, je suppose, sûrement long. Et c'est ainsi, mon sourire béat, comme scotché à mes lèvres, que je me dirigeai vers la sortie du parc, plongeant mes mains dans les poches de mon pantalon.

« - Je croyais que tu ne voulais pas partir ? »

Je me retournai, mais il ne me laissa rien répondre, car aussitôt sa phrase terminée, il disparu, engouffré pas la pénombre de la nuit.
Lentement, je rentrai donc chez Kätchen, en fixant le ciel et repensant à ma rencontre d'il n'y a seulement, quelques instants.

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# Posté le mercredi 12 décembre 2007 07:26

Modifié le mercredi 22 octobre 2008 18:15

Chapitre 2 :

Chapitre 2 :
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En m'endormant la veille je n'attendais qu'une seule chose : le lendemain. Ou plutôt non : le lendemain soir... Et en me réveillant ce matin là, je me remémorai cette rencontre avec ce Tom. Il était si... Euh... Enfin, il faillait que je raconte tout à Marine. Quoique... Peu être pas.

« - Salut toi ! me lança Marine lorsque je la croisai, c'était bien ta petite promenade nocturne ?
- Oui très bien, souriai-je.
- Je ne t'ai pas attendu, je ne savais pas quand tu reviendrais donc... Enfin, tu es rentré à quelle heure ?
- Eumh... A vrai dire, je n'ai pas regardé l'heure... »


Et c'était vrai. Il semblerait qu'en compagnie de Tom, je perdais toute notion du temps, trop fasciner par... Lui.

« - Cela te dirais que l'on regarde un film toutes les deux ce soir ? me proposa Marine.
- Oh désolé, mais ce soir je retourne au parc...
- Seule ?
- Et bien, non pas vraiment pour être honnête. Hier, j'ai parlé avec un garçon... Il m'a demandé de revenir ce soir...
- Ouah ! Il t'a donnée rendez-vous ! s'exclama t-elle ravie. Il est comment ?!
- Ce n'est pas un rendez-vous ! Il est... Sympathique.
- Bien sur que si c'est un rendez-vous !! Mais... Physiquement il est...
- Pas pour moi en tout cas. Et en parlant de son physique, beau pourrait convenir.
- Yuuuuhuuuuuh ! scanda t-elle avec un ton exaspérant selon moi. Bon aller ! Je vais finir de me préparer. »


Je fis de même, repensant à ma conversation d'il y a quelques minutes. Je détestais que l'on prête trop d'attention et d'entrain à ce qu'il pouvait m'arriver. C'est sûrement une preuve d'égoïsme en un sens, mais j'étais ainsi, et n'y pouvait rien. Pourtant, il me semblait que Tom, pourrait, lui, me demandai n'importe quoi, me concernant moi ou ma vie et cela ne me dérangerais pas...
Je déjeuna en compagnie de Marine et c'est avec elle que je partie à la bibliothèque. Et pendant tout ce temps, elle s'emportant dans des délires solos, me posant multiples questions sur Tom que j'esquivais le plus souvent. Ou du moins, essayais.
Ma matinée se révéla passer plus que vite, exactement comme l'après-midi d'hier. Et comme la veille, je rejoignais Marine à midi et demi à la même cafétéria ou elle ne manqua pas de me sauter dessus :

« - Il m'aaaaaaaa parlééééé !
- Géniale ! m'exclamai-je. Viens, on va s'asseoir et tu me raconteras ! »


Après avoir pris ce qui nous servirait de repas, Marine partit dans un récit enthousiaste, sitôt que nous fûmes assise. C'est ainsi que de sa voix amène elle me raconta comment il lui avait adressé la parole. En rangeant les stocks, la conversation était partie en plusieurs questions qu'elle lui avait retournées. Et c'est en, n'en apprenant un peu plus l'un sur l'autre, qu'ils avaient sympathisés et plutôt bien rie. A ce qu'elle en pensait, Bill l'aimait bien, et il lui avait proposé implicitement, qu'ils se voient, un de ces quatre en dehors du magasin. Nous passâmes le reste du repas à deviser diverses théories sur le fait que Bill, pourrait être attirée par Marine. Et cette simple perspective, rendais cette dernière plus que folle de joie !
Mais nous fûmes obligées de couper cours à ce train de bonne humeur et Marine regagna le magasin de vêtement tandis que moi, j'entrais à nouveau dans la bibliothèque où mon après-midi se passa plus que normalement. Du moins, jusqu'à ce que j'aperçoive une personne ressemblant étrangement à Tom. Lui ressemblant d'ailleurs tellement qu'il aurait été impossible que çà ne fusse pas lui. Même sa démarche gracieuse et souple était identique. Seule la lumière présente dans la bibliothèque le rendait différent de la pénombre dans laquelle j'avais pu le voir. Mais rectifiant tous mes doutes, il s'approcha de moi, me gratifiant d'un sourire en coin. Sans que je ne sache réellement pourquoi, mon c½ur s'emballa alors, immédiatement.

« - Il semblerait bien que tu sois encore plus belle à la lumière du jour, dit-il comme pour amplifier les battements qui s'affolaient déjà dans ma poitrine.
- Tu aimes me mettre mal à l'aise ? parvins-je tout de même à articuler.
- En effet, j'aime assez cela. Et je sais maintenant, que j'aime aussi te voir rougir. »


Je m'empourprais de plus belle ce qui eut pour effet de le faire sourire lui. Me voir virée à l'écarlate était donc le but souhaité de sa réplique lancée à l'instant ? Soit, je jugeais préférable de changer de sujet :

« - Que fais tu ici ?
- Rien de spéciale, commença t-il, j'avais simplement envie de te voir.
- Je ne me rappelle pas t'avoir préciser où je travailler.
- Effectivement, mais j'ai mes sources ! déclara t-il en un clin d'½il.
- Ah oui ?
- Oui. Tu viens toujours ce soir ? »


J'hochais la tête. Quelle question m'avait-il posait là ! Bien sur que j'allais venir ! Je n'aurais manqué de le revoir pour, que diable, rien au monde ! Et je m'en trouvais d'ailleurs bien ridicule d'être éprise pour... un étranger si l'on pouvait dire. Il sourit alors, et je m'autorisai à le contempler. Il fixait une étagère, ou plutôt les livres qui y étaient entassés. C'était donc l'occasion ! Qu'il était beau... Sa pâleur et ses yeux cernés aux charmes irrésistibles se voyaient d'autant plus au jour ! Il n'en était que plus... Captivant...

« - Tu aimes me regarder ? me coupa t-il soudain dans ma rêverie. »

Le rouge me monta, pour la troisième fois depuis son arrivée, aux joues. Et je regrettai aussitôt de ne pas être dans le noir à cet instant précis. J'aurais pu lui mentir, ce que j'aurais fait avec n'importe quel autre garçon que j'aurais admirée ainsi, mais là, je n'en avait pour je ne sais quelle raisons, pas envie :

« - Oui.
- J'avais crût voir çà. J'aime te regarder aussi.
- Je n'ai jamais vu quelqu'un d'aussi pâle que toi, lui confessai-je.
- C'est assez rare en effet. Tu n'es pas très hâlé non plus.
- On me l'a souvent dit. Mais à côté de toi, je ne suis on ne peux plus typée ! dis-je en riant.
- Naturellement, tu es loin de l'être autant que moi. Je trouve, que les personnes pâles, comme toi par exemple sont magnifique.
- Pareillement. La pâleur est de mon point de vue, un atout majeur dans un physique. Bien que certaines personnes au teint mâte peuvent avoir tout autant de charme. »


Je me surpris encore une fois à le dévisager, fascinée par sa sulfurante beauté, lorsque je me rappelais la tache qui m'avait été confier par Lena.

« - Je suis désolé, mais je vais devoir retournée travailler ! A ce soir !
- D'accord. A ce soir. J'ai hâte... »


Je souriais vainement et disparu, me dirigeant vers la réserve, afin de trier les nouveaux livres comme Lena me l'avait demandée.
J'étais heureuse d'avoir revu Tom, bien que ce n'avait été que la veille seulement la dernière fois. Et j'avais, suite à cette visite inattendue, encore plus envie d'être au soir même.
Je me mis à réfléchir à la façon dont mon c½ur s'était emballé lorsque je l'avais vu et m'en demandai la signification. Je ne me rappelai pas avoir réagis ainsi pour une personne, auparavant. Tom avait quelque chose de spécial, mystérieux, qui ne me donner qu'une envie : le connaître plus encore.

J'attendais la fin de la journée avec impatience, et lorsqu'elle arriva enfin, je rejoignais Marine et nous fîmes ensemble, le chemin jusque chez Kätchen.
Tout comme hier, nous préparâmes à manger et dînâmes en compagnie de la vieille femme qui nous posait des questions sur notre journée.
A la fin du souper, nous débarrassâmes, pour ma part en toute hâte, et nous montâmes dans la chambre de Marine qui me parla longuement de Bill. Je connaissais plus que bien ma meilleure amie, et pouvais certifiée, sans aucun doute, qu'elle avait littéralement flashé sur ce Bill.
Au bout de quelques instants, interrompant le récit enjoué de Marine, je me leva et partis vers le parc. Marine m'accompagna jusqu'à la porte d'entrée de chez Kätchen et me souhaita un bonne chance plus qu'implicite. Bonne chance pourquoi ? Et bien demandez lui, car j n'en sais strictement rien !

Je fis le chemin menant jusqu'au square avec plus d'entrain que je ne l'aurais voulu. J'étais, je crois, bien plus pressé encore que je ne le laissée paraître.
Une fois là haut, je vis Tom, déjà assis sur le banc où nous étions la veille.

« -Tu n'es pas en retard ! lui fis-je remarquer en m'asseyant à ses côtés.
- Il semblerait que toi non plus.
- C'est vrai...
- Comptes tu venir me voir tous les soirs ? »


L'expression qu'avait son visage lorsqu'il m'avait demandé cela avait réussie à me retourner complètement l'estomac. Je n'arriverais sûrement jamais à me faire à sa beauté inhumaine.
Je commençais à me perdre dans mes pensées, tandis que lui, attendais visiblement une réponse. Le seul problème était que je me demandais s'il était judicieux de lancé un « oui » que j'étais persuadée serait beaucoup trop allègre. Il m'aurait pris pour une fille complètement accro, ce que j'étais sans aucun doute... Je me contentais d'articuler un :

« -Seulement si tu en a envie...
-D'après toi ? En ai-je envie ? souria t-il.
-Je pense, oui.
-Alors rejoins moi ici, chaque soirs qui suivra...
-Je n'y manquerais pas. Du moins... jusqu'à ce que je rentre en France.
- Cela va de soit. Je me posais une question, dit-il l'air rêveur.
- Mmmmh ?
- Que pense tu des vampires ?
- Des vampires ? répliquai-je étonnée.
- Oui. Des vampires, reformula t-il.
- Et bien... commençais-je, pas grand-chose à dire vrai. Disons que, je n'en connais pas personnellement, plaisantais-je.
- Ah oui? En es-tu vraiment sûre ?
- Oui. Les vampires ne sont qu'une simple légende. Néanmoins, tu pourrais ressembler à un vampire. S'ils existaient, naturellement. Pourquoi cette question ?
- Je ne sais pas, il n'y à pas de raison particulière. Dans l'hypothèse où ils seraient réels, je pense que tu ferais une très belle vampiresse. Si j'en étais un, je tomberais sous ton emprise.
- Alors faisons comme si tu en étais un. Comme si tu étais... mon vampire.
- Ce statut me convient, trancha t-il. Mais tu sais, on ne peut pas dire qu'un mythe en est un sans avoir pu prouver son inexistence. As-tu la preuve que les vampires ne sont que légende ?
- Ce que tu avances n'est pas faux, avouai-je. Donc, si nous partons de ce point de vue, puisque je n'ai pas la preuve qu'ils ne sont pas réels, disons simplement que je n'en est pas encore croisé et que je ne sais par conséquent pas s'ils existent.
- Oh si. Tu en as peu être déjà croisé. Ils ne se présentent peu être pas directement comme étant des vampires, vois-tu.
- C'est encore une fois vrai, souriais-je. Alors disons simplement que je ne sais absolument rien sur leur existence.
- Ou leur inexistence. Aurais-tu peur si tu en voyais un ?
- Ai-je peur en ce moment ? hasardais-je.
- Je ne crois pas.
- Pourtant je parle à un vampire pas vrai ? continuais-je sur le même ton. Alors non, je n'aurais pas peur.
- Même en hypothésant que j'en sois réellement un ?
- Tu ne m'effraierais pas pour autant.
- Et si je m'avisais de te mordre ?
- Essaie, tu verras bien si je pars en courant, me contentais-je de répondre.
- Evite de me tenter. Je crois que tu devrais rentrée dormir. »


Il se leva, en prenant soin de ne pas me regardait. L'expression de son visage était comme... rigide. Elle avait changer du tout au tout pour une raison qui m'échapper complètement.
Je me mis debout à mon tour, et fit mine d'ignorer sa froideur soudaine :

« - Oui c'est vrai. Toi aussi, d'ailleurs.
- Non. Je ne dors pas.
- Adepte des nuits blanches ?
- Adepte de la nuit suffira. »


Il s'éloigna, sans rien ajouter de plus. Sans même un dernier regard ou sourire. Mais je m'en fichais un peu, car sans l'avoir vu une dernière fois, je me rappelais pleinement son visage, la commissure de ses lèvres étirées en un arc de cercle. J'aurais pu trouver sa réaction très étrange, tout comme lui, car il l'était, certes, mais cela m'attirait d'avantage.
Je rentrai chez Kätchen, perdu dans mes pensées. Que voulez vous, on ne change pas les bonnes vieilles habitudes. Je ne parviens pas à, ne serait-ce qu'un instant, ne pas laissée mon esprit divaguer. Soit, dans la maison, je vis Marine qui m'attendait, avide, me sautant dessus :

« - Alors ?! Il t'a embrassé ?!
- Non, pourquoi il l'aurait fait ? dis-je mi amusée, mi crispée.
- Bah... Je ne sais pas.
- Nous avons seulement parlés.
- Ah... commença t-elle, visiblement déçu. Et de quoi ?
- Euh... De vampires.
- Heiiiin ?
- Nous avons parlés de vampires, reformulai-je.
- Gnéééé ? Pourquoi de vampires ? S'en est un ? plaisanta t-elle.
- C'est lui qui a lancé le sujet. Et puis, je ne sais pas, peu être, lançai-je énigmatique, en haussant les épaules. »


Ce fût, cette fois, au tour de Marine de s'esclaffée. Encore plus bruyamment que moi, il y a quelques instants. Enfin, elle, trouvait franchement çà drôle, moi sa question ne m'avait amusé qu'à moitié. Je détestais ce genre d'intérêt que l'ont pouvais avoir pour la vie sentimental des gens, bien que l'histoire entre Tom et moi n'en fusse pas une.

« - Je plaisantais en te demandant çà ! commença t-elle, pouffant toujours. Tu sais très bien que les vampires, Dracula et tout çà, c'est une légende ! Si lui c'est un vampire moi, je suis Cendrillon et Kätchen est mon prince ! »

Elle rigolait voracement, ce qui n'était pas franchement mon cas. Je m'efforçai de sourire légèrement pour ne pas paraître trop désagréable, ce qui arrivait souvent. Je ne pus m'empêcher pour autant de lui redire la phrase que Tom m'avait lancé :

« - On ne peut pas dire qu'un mythe en est un sans avoir pu prouver son inexistence.
- C'est quoi cette phrase ?! répliqua Marine en s'arrêtant net de rire.
- Et bien... Ce que Tom m'a dit dire lorsque je lui ai confié que les vampires était une légende.
- Il a plutôt raison... Mais il a l'air assez spéciale... Bizarre... Un peu comme toi de toute façon.
- C'est un compliment ? préférais-je me renseigner.
- Bien sur que oui ! »


Je la remerciai. J'aimais assez que l'on me trouve étrange. Enfin, cela dépendait de la façon dont c'était dit. Je supportais plutôt mal la critique concernant mon état d'esprit. Pour mon apparence, en revanche, je m'en contre fichais complètement !

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# Posté le mercredi 12 décembre 2007 15:42

Modifié le mercredi 22 octobre 2008 18:16

Chapitre 3 :

Chapitre 3 :
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Je me levai à l'aube, comme les deux autres matins qui avaient précédés et refis les mêmes gestes jusqu'à la bibliothèque. Tout devenait vite routinier.

Ce matin là, je devais ranger et classer de nouveaux livres dans les étagères. Le tout, en fonction de leurs genres, titres, de l'auteur...

Je m'exécutais gaiement jusqu'à ce que mon regard se pose sur ce livre qui m'avait interpellé lors de mon premier jour ici. En relisant le titre, « Les vampires... Une simple légende ? », je me rappelai de ma conversation de la veille avec Tom et un léger sourire s'étira à la commissure de mes lèvres. Je pris donc l'ouvrage entre mes mains. Sa couverture noire faisait ressortir le rouge, légèrement scintillant, du titre. Ce dernier était imprimé d'une écriture cursive souple et fluide, qui rappelait des lettres de calligraphie au style gothique. Aucune illustration ne l'ornée, si ce n'est deux yeux rouges et luisant tels des rubis capable de percer la pénombre de la nuit. Sur la quatrième de couverture, qui était semblable au reste, on pouvait y lire : « Plongez-vous dans un mythe qui n'en est finalement, peu être pas un... » La phrase de Tom me revint en mémoire, et je souris derechef...

Le livre en mains, je finis de faire ce que j'avais à faire, me dirigea ensuite vers l'accueil où l'on pouvait emprunter des ouvrages, et m'adressa à Lena, en montrant le bouquin :

« - Je peux le prendre ?
- Bien sur ! souria t-elle. Tu t'intéresses aux vampires ? »


Elle pris le livre et en saisis son numéro de série, son titre et l'auteur sur l'ordinateur, en plus de mon nom et prénom. La procédure habituelle quoi.

« - On peut dire çà, oui, lui répondis-je à sa question.
- Alors bonne lecture ! Tu as fini de classer ? j'acquiesai. Tu peux donc y aller, il est bientôt midi! »


Je lui souhaitai un bon appétit, qu'elle me retourna, puis partie en direction de la boutique où se trouvait Marine. J'avais quasiment un quart d'heure devant moi, avant que Marine ne débauche, et je pris donc tout mon temps afin de la rejoindre, mp3 sur les oreilles et livre en main.
Lorsque j'arrivai devant la boutique, aux alentours de la demi, je vis Marine sortir, une expression assez surprise. Et je me décidai, pour une fois, à me montrer enthousiaste :

« - J'ai fini plutôt ! Alors il t'a reparlé ? Il est encore là, que je puisse l'apercevoir ?! m'emportais-je. »

Marine eue soudain l'air gênée. Cet air déplacé ne m'allait donc, encore moins que je ne le pensais. Ce n'était pas à mon habitude, mais j'essayais, parfois de me montrer intéressé et peu froide envers Marine, comme elle l'était avec moi. Cette fois, vu sa réaction, çà avait dû sonner beaucoup trop faux ! Du moins, c'est ce que je m'évertuais à penser, lorsque je vis apparaître derrière elle, un jeune homme aux allures féminines.

« - Euh... hésita Marine. Je te présente Bill. Bill, voici ma meilleure amie, Préscillia.
- Ooooh ! Euh, bonjour Bill, lançai-je, comprenant soudain.
- Bonjour. Marine m'a invité à me joindre à vous ce midi, cela ne te dérange pas ?
- Non, non, pas du tout. »


Il approuva d'un air flegmatique. Je me retrouvais quelques peu dans cette air distant qui pouvait paraître hautain pour certain. Et je comprenais donc la réaction que pouvait avoir certaines personnes à mon égard. Cet air que j'avais, que je trouvais naturelle, pouvait être dérangeant vu de l'extérieur, j'en étais dès lors consciente.
Soit, nous partîmes tout les trois en direction de la cafétéria.
Une fois là haut, Bill et Marine, se mirent côtes à côtes et, à en juger par l'expression hagarde de Marine, elle en était ravie ! Je m'installa donc en face d'eux et posa le livre sur la table.

« - Oh ! C'est quoi ?! s'exclama aussitôt Marine. »

Elle en regarda, tout comme Bill, la couverture. Soudain, le visage de Bill se raidit.
Il me faisait penser à Tom. Son teint était tout aussi pâle, ses yeux tout autant cernés et ses traits semblables... On aurait pu croire à une copie conforme remixé dans un look totalement différant, ce qui pouvait prêter à la confusion de leur ressemblance aux premiers abords. Mais je fis comme si je n'avais rien remarquer, me contentant simplement de leurs répondre un bref « un livre sur les vampires. » Et c'est à l'entente de ce dernier mot, que je vis clairement Bill me fusiller du regard, comme si j'avais dit ou fait, quelques choses de mal. Je ne pus soutenir son regard car Marine renchaîna d'un ton humoristique :

« - Ouuuh ! Ta conversation de la veille à éveiller ta curiosité sur les buveurs de sang ! »

Ce fût cette fois à Marine d'être regardé étrangement et surtout hargneusement par Bill.

« - J'avais déjà vu ce livre avant-hier, expliquais-je. Ce matin, je suis retombée dessus, et j'ai repensé à ma conversation avec Tom et ce qu'il avait dit. J'ai donc eue, envie de le prendre... »

Bill fronça les sourcils, soudain plus attentif, comme s'il avait entendu un mot clé et qu'à cette suite, il devait en savoir plus.
Je guettais chacune de ses réactions du coin de l'½il, intriguée par ces dernières.
Nos repas arrivèrent à ce moment là, mais Bill commença tout de même à me questionner :

« - Qui est Tom ?
- Un garçon que j'ai rencontré une nuit, dans un parc.
- Je vois... Que t'as t-il dit ?
- On a parlé de tout et de rien. Je l'aime bien, tranchais-je, en portant une première bouchée d'haricot vert à mes lèvres.
- Tu ne devrais peu être pas, répliqua Bill.
- Et pourquoi çà ?
- Parfois, nous croyons bien connaître les gens, mais au final, nous nous trompons totalement à leur sujet. Il n'est peu être pas réellement ce que tu crois. Prend garde. Voilà tout.
- Je ne prétends pas le connaître, ni savoir qui il est en réalité, rétorquais-je en un élan prompt, mais je ne pense pas que se soit quelqu'un d'infréquentable.
- Naturellement. Mais... Nous ne savons jamais sur qui nous tombons et... Ce qui peut par la suite arriver.
- Je m'en rappellerais, di-je, voulant mettre fin à cette conversation.
- Et... Que t'a-t-il dit au sujet des... enchaîna t-il avant de reprendre sa respiration et de fermer les yeux... vampires ?
- Il m'a juste demandé ce que j'en pensé.
- Qu'à tu répondu ? ne céda t-il pas, comme s'il ne se rendait pas compte que son intérêt ne faisait que m'agacer.
- Que je n'en pensais rien, puisque pour moi, c'était une légende.
- Ca ne l'est plus ? »


Il paraissait soudain inquiet. Anxieux comme quelqu'un qui a fait quelques choses de mal et que l'on est sur le point de percer au grand jour. Dans le cas présent, comme si j'avais pu apprendre ou voir quelque chose qu'il ne fallait pas.

« - Et bien... commençais-je, disons que, par ce qu'il a dit, je pense à présent que je ne peux pas dire qu'ils n'existent pas tant que je n'en ai pas la preuve concrète. »

Son visage se détendit légèrement. Juste assez pour que cela fût visible. Mais faîtes qu'il n'en rajoute pas une couche ! L'intérêt que pouvais me porter Marine d'habitude, m'exaspérer. Mais, je m'étais mon hostilité de côté car c'était ma meilleure amie, et je ne voulais pas la blesser. Mais lui... J'étais doublement outrée ! Enfin... Je fus désolée qu'il ne puisse pas lire mes pensées un instant, car il reprit la parole :

« - Fais attention à lui s'il te plait. Fais vraiment, il insista particulièrement sur ce mot, attention à lui.
- Tu me l'a déjà dis.
- Je crois que je ne le répéterais jamais assez, réfuta t-il avant de se tourner vers Marine. Tu méprise les vampires ou les prends pour un sujet d'ironie ?
- Ni l'un ni l'autre pourquoi ? répondis Marine, troubler par le ton abject de Bill.
- « Buveur de sang ». C'est assez péjoratif vois-tu.
- Je disais çà comme çà ! Je n'ai vraiment pas d'avis sur les vampires. Je trouve le point de vue de Préscillia, enfin, Tom, juste. Et toi, quand pense tu ? Tu as l'air de leur accorder beaucoup d'attention...
- On peut dire cela. Soit. Changeons de sujet. »


Et bien voyons ! Monsieur se permettait de long interrogatoire mais ne se gênait pas pour se défiler à la première question ! De plus, Marine et moi avions quasiment terminées de manger, tandis qu'il n'avait touché à rien. Ce détail n'échappa pas non plus à Marine :

« - Tu ne manges pas ?
- Oh... Je n'ai pas faim.
- Tu es sûr ? insista t-elle, complaisante.
- Certain. Que faîtes vous ce soir ?
- Je... vais voir euh... Tom... avouais-je. »


Je ne saurais dire pourquoi, j'étais affreusement gênée de le lui admettre. C'en était complètement stupide ! Mais pourvus qu'il ne dise rien de plus que tout à l'heure, sinon il pourra voir son plateau s'écraser en plein sur son visage de marbre !
A sa grande chance, il se contenta de soupirer, regardant ensuite Marine :

« - Et toi ?
- Moi rien... J'attends qu'elle rentre ! répondit joyeusement la concernée.
- Hum... Voudrais-tu que nous nous voyions ? »


Avec un peu trop d'enthousiasme à mon goût, elle trépigna un « Pourquoi pas ! », auquel Bill souri et répondis :

« - Disons que nous pourrions... Hum... réfléchit-il, aimes tu la musique ?
- C'est l'une de mes passions !
- Pareillement. J'ai entendu dire qu'un groupe de rock faisait une représentation ce soir, en ville. Accepterais-tu de venir le voir avec moi ?
- Bien sur !!!
- Rejoignons nous à 21hoo devant la grande place. Le concert débute à la demi.
- Okay, conclut-elle avant de se retourner vers moi. Tu pars à quelle heure toi Préscillia ?
- Aucune idée. A peu près comme hier.
- Nous devrions y aller, interrompit Bill. Sauf si vous souhaitez arriver en retard. »


Nous nous levâmes avec une légère précipitation et commençâmes à nous diriger vers la sortie du snack jusqu'à ce que Bill m'interpelle :

« - Tu ne prends pas ton livre ? »

Il le tenait dans sa main, me le tendant, le regard d'une froideur inégalable. Je le pris machinalement, le remerciant et me détournant le plus vite possible de lui. Son regard était si rigide qu'on aurait dit qu'il pouvait, en moins d'une seconde, m'annihiler sur place. Et puis, pour être honnête, le noir avec lequel il se badigeonnait les yeux accentués encore plus cela, ainsi que la teinte vermeil qu'ils prenaient étrangement au niveau des pupilles.

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# Posté le jeudi 13 décembre 2007 11:35

Modifié le mercredi 22 octobre 2008 18:16